Digressions et perspectives autour de l'insaisissable monde du travail

« Bonjour, je m’appelle Sigourney. Sigourney TK110. Je travaille pour La société PQ GLOBAL SOLUTIONS.CORP. Conformément aux souhaits de mes mandataires, j’ai coordonné la réalisation et l’organisation de ce moment de partage intitulé perspectives et digressions autour de l’insaisissable monde du travail. Personnellement, j’aurais opté pour un titre plus sobre et évocateur mais je ne suis pas programmée pour formuler des opinions. »

« Bonjour, je m’appelle Sigourney » est une conférence performative de quarante minutes pour quatre coordinateurs en insertion professionnelle. Sigourney est un robot doté d’une intelligence artificielle. C’est elle qui dirige la conférence. Elle précise : « Le mandat que l’on m’a soumis stipule l’utilisation de supports humains pour la lecture des passages sélectionnés. Je ne comprends pas très bien ce choix coûteux d’un romantisme inadéquat et dangereux en termes de variantes à anticiper. De plus, les lecteurs ont été affublés d’accessoires ridicules qui, à mon sens, nuisent à la clarté de la posture. Mais je ne suis pas programmée pour formuler des opinions. » Sigourney se répète un peu, impose son data-narcissisme et nous invite à faire preuve de techno-empathie. L’agencement de la conférence comporte quatre interstices d’environ six minutes chacun au sein desquelles les coordinateurs en insertion professionnelle proposent des textes en lien avec "l’insaisissable monde du travail". Pour cette première conférence, donnée dans le cadre d’une journée de formation à l’ARPIH, voici les quatre thèmes abordés :

  1. Représentations du monde du travail sous l’angle des appartenances et de la culture par Nicole K.
  2. Les femmes valent-elles moins chers que les hommes ? par Nadine Z.
  3. La 4ème révolution industrielle et ses conséquences sur le monde du travail par Boris V.
  4. Motivation vs monde du travail par Michel L.

« Bonjour, je m’appelle Sigourney » est une interprétation prospective de la menace que font peser les algorithmes et l’intelligence artificielle sur le monde du travail. Toutes ces machines qui nous entourent ont déjà colonisé nos vies mais ne vont-elles pas également s’emparer de nos jobs jusqu’à reléguer une majorité d’entre nous au chômage ? Et le revenu universel de base (rejeté par le peuple Suisse en 2016) de s’imposer peut-être alors comme la seule alternative. L’impact de ce que certains nomment la 4ème révolution industrielle sera énorme et concerne tous les secteurs de la société. Ce changement de paradigme constitue cependant une opportunité historique, pour le genre humain, de questionner son rapport au monde (du travail).

Sous audio Sigourney (voir menu h2oboris.virb.com ), vous pouvez découvrir l’intégralité de l’intervention de Sigourney interprêtée par Victoria Turrian de la RTS.

Photos ®Hervé Ostertag